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Les congés maternité,
paternité et parental Les congés maternitéLa durée totale du congé maternité dépend du nombre d'enfants.
En fait, deux législations interviennent pour régir le congé pré et postnatal.
Par ailleurs, vous pouvez être amenée à bénéficier d'un congé pour grossesse pathologique. Si votre état le nécessite, vous pourrez bénéficier de 14 jours supplémentaires de congé prénatal, indemnisés par l'assurance maternité, sur prescription médicale. Comment vais-je être indemnisée? Les indemnités journalières maternité remplaçant
le salaire sont calculées sur les salaires perçus lors du trimestre
précédent l'interruption de travail. Par salaires perçus,
on entand le montant soumis à cotisations maladie, diminué de
toutes les cotisations obligatoires, y compris la CSG. Le salaire journalier
de base est obtenu en divisant la somme des 3 salaires mensuels précédemment
définis par 90. Quelles sont les démarches à suivre? Dans tous les cas, les indemnités journalières maternité
remplaçant le salaire ne sont versées qu'aux femmes en activité
et cessant leur travail à conditions qu'elles remplissent certains critères. Cas particuliers :
Les formalités à respecter : Pour en bénéficier, il faut adresser une déclaration de grossesse à la CPAM et à la CAF avant la fin du 3ème mois de grossesse grâce à un imprimé médical spécial (voir déclaration de grossesse). Puis, lors du congé maternité, il vous suffit d'adresser à la CPAM un certificat d'arrêt de travail "maternité". Les congés paternitéLe nouveau papa a droit à trois jours de congés payés à prendre dans les 15 jours qui précèdent ou suivent l'accouchement. De plus, les jeunes papas salariés du privé ont droit à un congé de 11 jours consécutifs pour accueillir leur bébé dans les 4 mois suivant sa naissance. Pour pouvoir en bénéficier, vous devez avertir votre empoyeur au moins un mois à l'avance en lui fournissant un certificat médical attestant de la date prévue de la naissance. Au moment de la reprise du travail, votre employeur enverra une attestation de salaire à la Sécurité Sociale. De votre côté, vous devez justifier la filiation de l'enfant en joignant une copie de l'acte de naissance, du livret de famille ou de l'acte de reconnaissance. Cela vous donne droit (sauf exception) à des indemnités journalières de la Sécurité Sociale correspondant à votre salairejournalier, dans la limite de 86 € par jour. Le congé parentalSi vous ne souhaitez pas reprendre votre travail tout de suite, vous avez droit
à un congé parental (le papa le droit aussi). A la fin de ce congé,
votre employeur a l'obligation de vous réintégrer à votre
emploi ou un emploi équivalent. Vos droits pendant votre activité professionnelleActuellement, les femmes représentent en France 42% de la population
active. C'est un des taux les plus élévés dans les pays
de développement économique. Vous n'êtes pas obligée de prévenir tout de suite votre employeur : la loi n'indique en effet aucun délai d'annonce. Dans les faits, mieux vaut ne pas tarder pour ne pas vous priver des mesures de protection s'appliquant aux salariées anceintes soit en principe vers la fin du premier trimestre (16 SA) mais c'est à vous de trouver le moment le plus opportun pour l'en avertir. Par contre, vous êtes tenue d'informer votre employeur par écrit de la date présumée de l'accouchement et de votre départ en congé maternité. Licenciement : Vous ne pouvez pas être licenciée pendant votre grossesse et ce
jusqu'à la 4ème semaine de travail après votre retour de
congé maternité (sauf faute grave ou raison économique).
Si vous êtes licenciée avant d'avoir annoncé votre grossesse,
vous avez alors 15 jours pour adresser à votre employeur un certificat
médical prouvant que vous êtes enceinte et vous serez réintégrée. Conditions de travail : La pénibilité du travail est difficilement appréciable mais on connaît quelques facteurs favorisants la fatigue :
Vous pouvez demander une mutation à un poste moins fatiguant le temps
de la grossesse sans perte de salaire. Vous pouvez vous absenter pour effectuer les sept examens prénataux pendant votre travail sans perte de salaire. Litiges : En cas de litige, vous pouvez vous tourner vers le délégué du personnel ou, à défaut, vers l'inspection du travail. En cas de conditions de travail qui nuisent lors de votre grossesse à votre santé et celle de votre bébé, il vous suffit d'envoyer un courrier au médecin du travail qui résoudra ce problème. Mais attention, ne pas changer les horaires pour ne pas faire de jaloux est un argument recevable, refuser un mi-temps aussi, et muter quelqu'un est parfaitement légal à condition que ce soit à une distance raisonnable. Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à consulter ce site L'allocation parentale d'éducation : l'APEElle est destinée à compenser la perte de revenus lorsque les parents d'au moins deux enfants décident de cesser leur activité, totalement ou partiellement. Voir la rubrique social. Les règles de filiationDepuis le 1er janvier, les parents peuvent choisir plus librement le nom de famille de leur enfant tout en respectant certaines conditions. Jusqu'à présent, un enfant issu d'un couple marié prenait
obligatoirement le nom de son père. Il en allait de même de l'enfant
issu d'un couple non marié reconnu simultanément par ses deux
parents. depuis le 1er janvier 2005, les règles de transmission du nom
de famille ont évolué. Désormais, tout enfant simultanément
reconnu par ses père et mère pourra recevoir soit le nom de sa
mère, soit celui de son père, soit les deux noms accolés
dans l'ordre choisi par ses parents. Comment procéder ? Lorsque vous aurez arrêté définitivement votre choix, vous devrez rédiger une déclaration conjointe dite "de choix de nom" et la remettre à l'officier d'état civil. Le nom de votre enfant sera inscrit sur son acte de naissance. En l'absence de déclaration conjointe, c'est le nom du père qui sera dévolu. Et si j'ai eu des enfants avant le 1er janvier 2005 ? Si l'aîné de vos enfants avait moins de 13 ans au 1er septembre 2003 ou s'il a moins de 13 ans lors de vos démarches, vous avez jusqu'au 1er juillet 2006 pour demander, à l'officier d'état civil, par déclaration conjointe "d'adjonction de nom" en deuxième position du nom de celui d'entre vous qui ne lui a pas transmis le sien. Cette déclaration doit comporter notamment les prénom(s), nom, date et lieu de naissance de l'aîné de vos enfants aisi que ceux de vos autres enfants communs. Passé 13 ans, le consentement de votre enfant sera nécessaire et devra être recueilli par écrit. Attention, le nom que vous lui aurez ainsi attribué sera dévolu à l'ensemble des enfants communs nés ou à naitre. Filiaton naturelle différée. Si la filiation d'un enfant naturel n'est pas établie de façon simultanée à l'égard des deux parents, l'enfant prendra le nom de ses parents qui l'aura reconnu le premier. par la suite, les parents pourront faire une déclaration conjointe de "changement de nom", soit en substituant au nom initialement attribué le nom du deuxième parent, soit en ajoutant ce dernier, dans l'ordre qu'ils choisiront et dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'entre eux. Attention, si l'enfant a plus de 13 ans, son consentement écrit sera nécessaire. L'autorité parentaleIl faut distinguer plusieurs situations. Pour les couples mariés ou divorcés, l'autorité parentale est exercée par les deux parents conjointement, sauf si le juge a retiré l'autorité à l'un d'entre eux (lors d'un abandon de famille, troubles mentaux graves ou encore viol, violence, ...). Lorsque les parents ne sont pas mariés, ils partagent l'autorité parentale s'ils remplissent ces conditions :
S'il manque une des conditions, la mère détient seule l'autorité parentale. Toutefois, si les parents le souhaitent, ils peuvent demander à partager l'autorité. Ils s'adresseront alors au greffier en chef du tribunal de grande instance de laur domicile. Cette démarche est intéressante car elle leur permet d'avoir les mêmes droits. Vous devez être inscrit pour poser des questions sur les forums. |